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Blog de Mohamed  Sifaoui

Blog de Mohamed Sifaoui

- Des opinions qui refusent la compromission -


Bouteflika veut livrer le pays aux intégristes.

Publié par mohamed sifaoui sur 31 Mai 2011, 22:29pm

Catégories : #mohamed-sifaoui

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Que les choses soient claires : Abdelaziz Bouteflika, l’autocrate d’Alger, veut réhabiliter les intégristes du Front islamique du salut (FIS), parti dissous en 1992. La rumeur qui fait état, depuis quelques jours, de la libération probable de 7000 islamistes impliqués dans des affaires de terrorisme n’est, en réalité, pas une « rumeur », mais bel et bien une information que le pouvoir tente de dissimuler ou de nier. Plusieurs sources crédibles confirment que des négociations secrètes ont été entamées avec plusieurs détenus afin de les amener à renoncer publiquement à la violence contre une libération qui interviendrait à l’occasion du 49e anniversaire de l’indépendance le 5 juillet prochain.

Ce n’est un secret pour personne, Bouteflika n’a jamais caché son opposition à l’arrêt du processus électoral qui a empêché, en 1992, les fanatiques de faire de l’Algérie une théocratie obscurantiste. Il n’a jamais nié non plus ses vues « réconciliatrices » et sa volonté de considérer les tueurs de femmes et d’enfants comme des interlocuteurs politiques sérieux et respectables. Ancien jouisseur invétéré, converti au mysticisme, et à l’islamisme dit « light » version Dubaï, ne serait pas gêné de voir les Algériens en djellabas et babouches embrassant les fondements d’un salafisme prétendument non violent. Bouteflika, cet homuncule astucieux qui, sans légitimité démocratique, se permet de gérer le pays comme s’il s’agissait d’une propriété privée, souhaite que l’Algérie fasse un bond de vingt ans en arrière.

Tout ça est bien cohérent. Le bonhomme a entamé son premier mandat avec une « concorde nationale » qui a permis à des tueurs de bénéficier de la « clémence » de l’État et il espère aujourd’hui parachever son œuvre de destruction en amnistiant un maximum de terroristes et en réhabilitant le parti islamiste dissous. Cet homme, c’est l’évidence même, a la haine de l’Algérie et des Algériens. Sa place n’est pas à El Mouradia (Siège de la présidence), mais à Drid Hocine (célèbre hôpital psychiatrique), car, ce qu’il fait ou laisse faire, hypothèque l’avenir de tout un pays et de plusieurs générations d’Algériens. Je commence vraiment à croire qu’il n’est venu que pour démanteler l’État et se venger de cette société et des institutions qui ont refusé de le sacrer roi après la mort de Boumediène en 1978. Les choses deviennent de plus en plus claires : avant de partir, Bouteflika veut très probablement livrer l'Algérie aux chiens et aux fanatiques…

La société civile et les forces progressistes ainsi que tous les cadres honnêtes doivent obligatoirement se manifester. On ne peut plus rester dans cette situation de blocage qui permet à cet irresponsable de manipuler à sa guise tout un pays comme s’il s’agissait d’un patrimoine sans héritier mâle. L’un des systèmes les plus corrompus de la planète risque aujourd’hui une somalisation même si celle-ci n’est pas encore visible. Il n’est pas alarmiste d'affirmer que tous les ingrédients d’un éclatement sont réunis, puisque le monarque d’Alger s’est attelé depuis 1999 à laminer toutes les forces politiques d’opposition et à créer le vide, clientélisant au passage une partie de la société civile non sans jouer sur l’usure afin de venir à bout des derniers foyers de résistance. Les Algériens, transformés volontairement en un énorme tube digestif, doivent se réveiller et réclamer un changement immédiat s’ils ne veulent pas mettre en danger l’avenir de leurs enfants. Ce président qui n’est président que par le titre qu’il s’est octroyé en violant la Constitution, avec la complicité active et passive de ses parrains, civils et militaires, et en consolidant la fraude électorale comme tradition, ce président, dis-je, doit partir et les institutions garantes de la stabilité du pays et des textes fondamentaux doivent aujourd’hui jouer le rôle qui est le leur en protégeant la population et non pas en la terrorisant ou en l'aliénant en entretenant l'opacité et la désinformation.

Ce moment vécu par l’Algérie va révéler la force de ceux qui, au sein de l'administration et de la société, agissent encore par patriotisme et sincérité et la force réelle de ceux qui seraient capables d'assumer pleinement leurs responsabilités en faisant barrage à cette œuvre destructrice. Protéger l’Algérie contre ce partisan du pouvoir absolu et assurer la transition pacifique entre la « non-légitimité » appelée pudiquement « légitimité historique » et une vraie légitimité démocratique devient, plus que jamais, chose nécessaire. Si une période de transition et d’ouverture n’est pas assurée dans les meilleurs délais, tous les responsables seront comptables de la situation qui se dessine et devront rendre des comptes devant le peuple et devant le tribunal de l’histoire.

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Ramdane SADI/AlgeriaFaraDaSe.Net 08/09/2011 16:44



SUITE DE MON COMMENTAIRE (Dont vous pouvez lire l'intégralité sur mon blog (http://www.algeriafaradase.net).


S’agissant du travail de l’auteur, j'avance deux remarques. La
première : non seulement M. Sifaoui passe sous silence la caractéristique cardinale de ce Système d’Alger[7] qui se trouve réduit
à atteler un âne avec un bœuf pour s'assurer de sa propre survie, mais il
participe à l’enfouissement d'un problème majeur en l’évacuant à sa façon au prix d’une trop innocente incise : la langue arabe, dont la légitimité
n’est remise en cause par personne(...) [8]. Erreur, Monsieur Sifaoui ! Moi je remets en cause, et je ne pense pas être le seul à ce faire, tant s’en faudrait !
Même si j’entends bien que dans le cadre d’un libelle rédigé sous l'impulsion d’une révolte qui nous dévore autant  qu’elle nous honore, on ne peut décemment pas prétendre à planifier tout
notre univers en un seul livre.


Mais il n’est pas possible, il n’est pas permis, d’ignorer que l’arabisation telle que décrétée par Ben Bella depuis Tunis dès avril (?) 1962
déjà et configurée par la suite aux prix financier et politique que l’on sait par Boumédienne a, d’abord, été un crime humanitaire[9]. Culturel et politique. Accessoirement
économique. Et que l'option idéologique qu'elle a directement induite reste l'alpha et l'omega de toute grille de lecture crédible et respectable de la politique d'Alger depuis le coup de force
de Tlemcen en juillet (?) 1962. Et que donc cela doit, d’abord, être dénoncé comme tel, avant d'attribuer quelque quitus ou, a fortiori, 
satisfecit que ce soit à qui que ce soit. Tout le reste est négociable.


Vous qui, cinquante ans après l’Indépendance êtes tenu de vous exprimer en français et, aussi et comble d’ironie du sort qui nous est fait, comme Français pour dire la cause de notre peuple en
danger, vous ne pouvez qu’en être plus que quiconque conscient, j’en suis profondément convaincu. Reste que c’est votre droit de penser que cela ne mérite pas d’être porté par votre cri rageur,
je vous l’accorde. Comme vous m’accorderez de penser que, ce faisant, vous vous serez trompé lourdement. Très lourdement. Ceci pour ce qui est de l’aspect humanitaire et politique de cette
question. Car il se trouvera toujours un(e) Algérien(ne) pour mourir pour avoir été nié(e) en sa natale et ancestrale
patrie. Et si de la responsabilité de la mort de ces martyrs déjà immortalisés par notre histoire ou, hélas, encore à venir, nous
demeurerons collectivement tous comptables, il n'en demeurera pas moins que certains auront une conscience plus lourdement lestée que d'autres. Et selon ce clivage, il est de la
responsabilité individuelle de  chacun et chacune d'entre nous de choisir son camp, sans plus jamais pouvoir dire qu'il ou elle ne savait pas.


De même, et c’est là une remarque dont vous me donnez l'opportunité de la soumettre à tout un chacun, que la question n’est tant de se croire
obligé de préciser à tout bout de champ qu’[on ne confond] pas Islam et islamisme.
Je n'irais pas jusqu'à dire que ce débat est devenu obsolète, même si je le pense. Mais je dis qu'il est aujourd'hui spécieux. La vraie question
est bien plus terre-à-terre :


Il  faut sans relâche combattre et dénoncer l’islamisme, c’est-à-dire l’extension par la pression et/ou la violence de tout message, à tort ou à raison supposé se prévaloir de l’autorité philosophique et/ou morale de l’Islam, à des domaines
relevant des droits et devoirs civiques humains. Point.


L'islamisme c'est, d'abord, un viol, un vol et un détournement d'Islam. Et donc un crime sévèrement condamnable ne
serait-ce que pour cela.


Concrètement : la Communauté internationale a-t-elle le droit éthique et/ou moral – au sens de ses référents basiques (Chartre universelle
des droits de l’Homme, principes onusiens etc. ) de tolérer qu’un pays politiquement émergeant  [10] prenne le risque de jouer avec le feu en légitimant des interférences institutionnelles et/ou expérimentales du fait religieux dans son paysage
politique?


La réponse est non. Clairement.


Et s'if fallait des sous-titres, en voici un, suffisant sinon nécessaire :


Vis-à-vis des religions monothéistes, l'Histoire a toujours été fidèle à elle-même sur ce point qu'en dernier ressort, les discours sacralisées
ont toujours été asservis soit par le sabre, soit par le Kalach ou l'Uzi, indépendamment du fait qu'ils ne se sont pas toujuors privés de s'en servir eux-mêmes pour se faire
entendre, suis-je tenté de préciser.


Et cela vaut autant pour la Palestine que pour Israël.


Et tout autant pour l'Indonésie, l’Inde et le Pakistan tout comme pour l'Afghanistan, l'Irak et l'Iran, la Syrie et tous les pays du
Golfe,  l'Egypte, la Libye, la Tunisie, le Maroc, notre Algérie et, ça va sans dire, les autres pays concernés par ce fléau. Qu'ils soient frères ou pas.  Ce qui peut paraître
trop, en valeur absolue en tout cas. Mais pas tant en valeur relative si l'on veut bien ne plus se voiler la face et prendre conscience du fait que ce qui s'appelle islamisme est,
aujourd'hui, le ferment mondial d'un conflit mondial.


C’est là la seule façon de cerner clairement et pleinement la vérité du problème posé, sans en être réduit à indéfiniment tourner autour du pot
et à jeter en pâture des peuples, pieds et poings liés, à des partenaires qui vont jusqu’à ériger la démence comme référence dialectique quand cela donne du grain à moudre à leur
stratégie



Ramdane SADI. 05/09/2011 20:24



http://www.algeriafaradase.net/article-boutef-lu-de-hammamet-83397221.html


OU


A la charnière des années 60-70 un honnête mandarin de l’Université d’Alger, lassé de valider des diplômes de complaisance pour des soi-disant
étudiants produits du Système, se fendit d'une formule assassine. Parlant d’une pistonnée du sérail ou d’une qui avait dû s’être payé quelques Uv[1] en nature, il assura
qu’elle aurait décroché ses diplômes à la puissance de ses cuisses !


 En tant que ministre, Boutef’, à l’époque ne devait pas y être pour grand chose, étant
aux Etranges affaires de son mentor de Boum. Sauf à avoir lui-même ordonné la validation des Uv en question bien sûr.Aujourd’hui, c’est
bien lui le patron autoproclamé en Algérie, et c’est bien lui qui a validé la sidérante promotion d’un Belkadem, au point d’en avoir fait un de ses plus proches porte-flingues politiques, en
diverses et stratégiques positions de l’organigramme du Système. Et c’est ce même Belkadem qui, cette fois, a dû faire appel à certains de ses relais aux Etranges affaires, justement, où il a un
temps sévi comme homme de paille de son cornac, pour que soit promue « diplomate » à Rome une (trop) proche collaboratrice qui, en plus d’avoir des notions en dactylographie et de
savoir manier un combiné téléphonique, agrémentait les journées de notre islamiste à visage variable. Jusqu’à ce que les échos de ce petit manège portèrent en place publique en tout cas, et qu’il
soit donc devenu impératif d’y mettre fin. Avec l’art et la manière qui conviennent, on le voit.


C’est par un effet de proustienne madeleine que cette petite cachoterie que je lis dans la charge que Mohamed Sifaoui vient de consacrer à notre
Régence façon Boutef’[2] que l’autre anecdote, antérieure de plus de quarante ans donc,
m’est revenue en mémoire. Le Système algérien, à près d’un demi-siècle d’intervalle : Ecoutez la différence, comme disait une pub de
France Inter, à une époque où, il faut le dire, on aurait tout aussi bien pu parler de déférence. Mais cela est une autre affaire et, de toute façon, en Algérie, les médias d’Etat ne seraient en rien concernés par de telles variations
sémantiques. 


 


Soyons sérieux. J’ai donc pris deux demi-journées sur mon annuelle (et néanmoins hebdomadaire ) bulle « villégiaturesque » pour lire
le livre de M. Sifaoui. Et, tant qu’à faire, je m'en offre une troisième de plus pour vous en dire mon sentiment.


Le gros de l'artillerie lourde du tissu éditorial français est toujours coincée entre ses deux pôles politiques de référence : la droite
telle qu’en elle-même et la gauche façon Ps. Ces deux estimables cardinalités étant solidairement amarrées à l’Algérie malgache[3] par un même néocolonialisme rampant, quand bien
même décliné différemment[4], ce n’est pas demain la veille qu’un écrit un tant soit peu significativement contestataire, à moins d’être signé
Mammeri ou Kateb,  trouvera à s'afficher dans une vitrine autre que celle du compte d’auteur plus ou moins déguisé, le moins étant en l’occurrence souvent un moindre mal. Le Boutef’ de M. Sifaoui est donc estampillé Encre
d’Orient. Comme nous, Algériens, nous ne sortons d’un impérialisme que pour nous jeter dans bras d’un autre ou, ce qui revient au même, d’un mythe ou d’une aliénation que pour tomber
dans un(e) autre, pourquoi pas…


Le problème est que l’écrit de M. Sifaoui, nécessaire et bienvenu, qui souffre de quelques manquements de
forme et de fond dus à l’auteur, sur lesquels nous reviendrons, est sensiblement dévalué par un traitement éditorial superficiel, notamment au niveau des corrections finales : une lecture un
tant soit peu attentive du livre ne trouvera pratiquement aucune page sans coquille, erreur ou faute de saisie, étourderie ou rédaction incertaine. Voire même des « corrections »
malencontreuses[5]. C’est dommage car outre que les cuistres auxquels ce travail portera ombrage mettront un point d’honneur[6] à remettre en cause la critique de fond qu’il véhicule au
motif de ces petites (mais par trop récurrentes) faiblesses de forme, la dynamique et le rythme naturellement polémiques de ce type d’écrit se trouvent de ce fait passablement pollués et donc
perdent en impact psychologique, dialectique et médiatique, ce qui est bien dommage pour un ouvrage qui, par conception même, est aussi une
opération assumée de communication polémique et politique. Et cela est de la seule responsabilité de l’Editeur, quel qu’ait pu être le
manuscrit reçu de l’Auteur – et accepté par l’Editeur- par ailleurs. Espérons qu’une prochaine réédition aura vite fait de gommer ces imperfections.


    


S’agissant du travail de l’auteur, j'avance deux remarques. La
première : non seulement M. Sifaoui passe sous silence une caractéristique essentielle de ce Système d’Alger[7] qui se
trouve réduit à accoupler un âne à un bœuf pour les besoins de sa survie, mais il participe à l’enfouissement du problème en l’évacuant à sa façon au prix d’une bien superficielle incise :
la langue arabe, dont la légitimité n’est remise en cause par personne



Béatrice 02/06/2011 17:25



Je suis professeur à la retraite et je ne vois vraiment pas pourquoi vous dites, Madame, que ce billet est mal écrit. Monsieur Sifaoui que je regarde régulièrement à la télévision française est
loin d'être un faire valoir. Moi, je le trouve brillant. J'ai beaucoup d'amis algériens démocrates qui sont souvent dénigrés de la sorte par des gens proches du pouvoir. Ce serait votre droit le
plus absolu d'être proche du pouvoir, mais j'ai remarqué que si dans votre intervention vous attaquez le style de Monsieur Sifaoui et sa personne, vous ne dites rien sur le fond de l'information
qu'il commente. C'est quand même surprenant qu'une femme ne s'inquiète pas lorsqu'on lui dit que 7000 extrémistes religieux risquent de retrouver la liberté. En tant que militante féministe et
ancienne communiste, j'espère que vous ne représentez pas la majorité des femmes algériennes. Peut-être que vous n'êtes pas réellement une femme. Allez savoir. En tout cas, même si vous trouvez
que mon interpellation est mal rédigée, je vous serai gré d'éclairer ma lanterne.


Très cordialement


Béatrice



Nachida 02/06/2011 14:59


Ecrivain , journaliste etc... mais une chose est sûre, votre billet est très mal écrit. Ceci dit, notre pouvoir est pourri cela n'est pas un scoop. De vote côté, vous trainez beaucoup de
casseroles. Vous êtes devenu, entre autres,le bon client (le faire valoir) des plateaux télé français qui font dans la désinformation la plus puante. Sans rancune.


Chaymaa LAGMIH 01/06/2011 14:21



Bien dit ! 



tipanda 01/06/2011 10:52



Les religieux de toutes obédiences peuvent bien la faire "soft" et mettre en avant leurs adeptes les plus présentables, leur bilan parle contre eux. Ils ont toujours été les meilleurs
suppots des dictatures.



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