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Blog de Mohamed  Sifaoui

Blog de Mohamed Sifaoui

- Des opinions qui refusent la compromission -


Le larbin du larbin de Bouteflika s’attaque au quotidien El Watan

Publié par mohamed sifaoui sur 28 Septembre 2011, 14:00pm

Catégories : #mohamed-sifaoui

nahar2.jpegEnnahar, ce torchon arabophone algérien, présenté, à tort, comme journal d’information, mène depuis quelques jours une campagne de désinformation contre El Watan, considéré, en Algérie et à l’étranger, comme l’un des quotidiens les plus sérieux, les plus crédibles et certainement l’un des plus professionnels du paysage médiatique local. Il est courant dans l’Algérie de Bouteflika, de voir des chiens errants aboyer après de nobles purs sangs. Dans un pays où le lâche est métamorphosé en héros national et où des héros de la cause nationale sont décrits comme des « traîtres », dans un pays où le corrompu a plus de respectabilité que l’honnête citoyen, dans un pays, disais-je, où les familles racées sont obligées de raser les murs tandis que les foutriquets et les descendants des traînées bombent le torse en paradant comme des coqs, il est normal qu’une feuille de chou de caniveau utilise le ton professoral pour faire la leçon à ceux qui, depuis leur une vingtaine se battent pour une République respectable, anti-intégriste, démocratique et progressiste.    

Usant et abusant de son lexique coutumier, rance et passéiste, Ennahar, dont l’orientation éditoriale incombe au très obscur intrigant Mohamed Megueddem, larbin de Bouteflika et du système de la pensée inique, attaque régulièrement, y compris ceux qui osent, ne serait-ce s’interroger sur la nécessaire démocratisation du pays. Pour délégitimer et diaboliser ceux qui réclament un changement pacifiste, Mohamed Megueddem, utilise, à travers une marionnette, les diatribes habituelles, celles-là mêmes qui avaient coûté la vie depuis les années 1950 à Abane Ramdane, le colonel Amirouche ou, plus récemment, à tous les démocrates algériens tombés sous les balles assassines de l'idéologie islamo-nationaliste au prétexte d’appartenance à l’étranger, de mécréance ou d’aliénation au « sionisme international ». À travers des accusations infondées, les plumes de ces serviteurs de la pensée islamo-nationaliste, trempées dans la médiocrité et dans la haine, veulent, non seulement la diabolisation de leurs adversaires démocrates, mais également leur mort.

Dans le cas d’Ennahar, c’est un plumitif, un arriviste jouant le rôle de porte-flingue et répondant au pseudonyme d’Anis Rahmani, de son vrai non Mohamed Mokkeddem, qui se charge de signer les articles calomnieux contre les détracteurs du régime, présentés, très souvent, comme les « ennemis de la Nation » et des « suppôts de l’étranger ».

Mohamed Mokkeddem – Mohamed Megueddem : certes ces deux noms se ressemblent, tout comme l’esprit malsain et la personnalité obséquieuse des deux larbins du système, mais il n’y a aucun lien de parenté entre le premier, gérant officiel d’Ennahar, et le second, chargé de mission à la présidence. L’un et l’autre représentent les faces d’une même pièce, une sorte de Dupont et Dupond à la sauce de Bordj Bou Arreridj, région dont sont originaires les deux comparses.    

Pourquoi un tel acharnement ?

Il est légitime en effet d’essayer de comprendre les raisons objectives qui incitent ces deux serviteurs zélés du pouvoir à agir de la sorte, car à ne pas s’y méprendre, le larbin peut parfois être beaucoup plus virulent que son propre maître et de ce point de vue, Ennahar ose ce que même les médias gouvernementaux officiels n’ont jamais osé. Pour expliquer un tel acharnement sur ceux qui réclament un changement démocratique, il faut regarder de plus près le parcours de ces deux freluquets du régime.

Le premier, Mohamed Megueddem, le fameux « chargé de mission » de Bouteflika, doit tout au système de la médiocratie. Le zozo n’était nullement prédestiné à fouler le sol de la présidence de la République. Dans un pays normal, il n’aurait même pas eu le droit d’occuper le poste de chaouch à la mairie de Bordj Bou Arreridj. Une simple enquête de moralité l’en aurait empêché. Il n’y a que le « miracle algérien » qui peut permettre à un ancien chauffeur de taxi clandestin, une sorte de roule-ta-bille ou de fait-tourner-ta-toupie, de devenir « conseiller » d’un chef d’État. À force d’intrigues, de roublardise et de manipulations, usant de connaissances et d’amitiés régionalistes, le petit zozo de Bordj Bou Arreridj, dont l’allure rappelle celle des proxénètes vieillissants, longtemps affublé dans les coulisses du pouvoir du titre de « ministre des prostitués », a réussi à gravir les échelons. Dans les années 1990, il rêvait du poste de Directeur général de la sûreté nationale (DGSN), rien que cela ! allant jusqu’à propager rumeurs et calomnies sur celui qui occupait le poste à l’époque (Ali Tounsi, assassiné depuis) pour essayer de lui succéder. Se réclamant ici et là de d"une accointance, réelle ou supposée, avec le général Toufik (patron du DRS), cet intrigant, qui possède au passage une carte de résidence qui lui permet de passer le plus clair de son temps à Paris, ou il se soigne (aux frais de qui ?), n’hésite pas à jeter l’anathème sur tous ceux qui critique ce système qui lui sert de mamelle.

Idem pour son larbin, Mohamed Mokkeddem, alias Anis Rahmani, gérant d’Ennahar. Le gringalet, journaliste sans envergure, sans épaisseur intellectuelle et sans cohérence idéologique se présentant comme « spécialiste du terrorisme » alors que sa « spécialité », il ne l’a tiré que dans les rapports et les informations généreusement offerts dans les casernes du DRS et de la police, devenant de fait le porte-voix des services spécialisés, il s’est fait l’économie de toute enquête de terrain. Les montagnes afghanes, les villes pakistanaises ou les vallées yéménites lui sont aussi coutumières qu’une soupe aux lardons. Et d’ailleurs, le bonhomme, se disant anti-terrorisme n’hésite pas à faire l’éloge de certains idéologues du salafisme et à être peu critique (voire pas du tout) à l’égard de ceux que le système Bouteflika affuble complaisamment du titre de « terroristes repentis ». Voyant systématiquement la « main de l’étranger » derrière Al-Qaïda, développant un antisémitisme primaire, car évidemment, à ses yeux, le sionisme est derrière chaque démocrate algérien et de facto, derrière chaque attentat islamiste, le pseudonommé Anis Rahmani a dépassé le seuil du ridicule, franchissant allègrement la frontière de l’indécence pour finir comme la honte de la presse algérienne. Lui aussi, comme son maître à penser, n’était pas prédestiné à s'ériger en « patron de presse ». Là aussi le « miracle algérien » a joué grâce à l’appui du parrain, qui lui a obtenu subventions déguisées en pages de publicité et donc, une manne financière inespérée qui a permis à Anis Rahmani de pénétrer le cercle très ouvert des arrivistes bedonnants et cholestérolés. Le DRS sait aider ceux qui lui font allégeance et permet aux incompétents aux ordres de devenir « l’élite médiatique » du pays. Un journal comme Ennahar, outre qu’il sert la propagande officielle du régime, participe à l’abrutissement des masses. Et c’est là où réside son rôle le plus important. Le pouvoir a tellement peur de subir ce qu’ont subi les Ben Ali, Moubarak et Kadhafi qu’il lui faut des relais qui ressassent à une partie de l’opinion, notamment la moins alphabétisée, la plus crédule, qu’il existerait un complot visant l’État algérien. Le journal se garde bien évidemment de rappeler que ce sont ces mêmes responsables qu’il ne cesse de servir et devant lesquels il multiplie courbette et baise-main, des frères Bouteflika à Chakib Khellil en passant par le chef de l’État-major Gaïd Salah, sont ceux qui ont pillé les richesses, réduit en cendres les espoirs de tout un peuple, légitimé l’islamisme et fait de l’Algérie l’un des pays les plus médiocres et les plus pathétiques au monde.

Alors oui, lorsqu'un quotidien comme El Watan organise un colloque sur les révolutions arabes et quand ce même quotidien annonce sa volonté de lancer une chaîne de télévision privée, il devient l’ennemi à diaboliser. Et comment diaboliser El Watan ? La recette est simple, classique, prévisible : on laisse croire que le « sioniste Bernard-Henri Lévy » serait à la manœuvre, ce même BHL qui était reçu à Alger dans les années 1990 par les hauts dignitaires algériens serait-il subitement devenu persona non grata ? « L’ami » de Chérif Rahmani, le ministre de l’Environnement, serait-il relégué, en l'espace de quelques soulèvements au rang des infréquentables ? Bref,… On voit « la main de l’étranger » et notamment des mains françaises et américaines dans l’initiative d’El Watan, cependant que ceux qui sont entre les mains des puissances étrangères sont ceux-là qui dirigent le pays… On annonce que des plans prévoyant un scénario à la libyenne serait en préparation, enfin, on ment, on calomnie, on injurie et on accuse afin que des vérités ne soient pas dites ou écoutées.

Oui, du côté d’Alger, il est de l’ordre du blasphématoire de réclamer une bonne gouvernance, une lutte contre la corruption endémique et l’instauration de la légitimité démocratique. Celle-là même qui balaierait tous les Dupont et Dupond de Bordj Bou Arréridj, de Tlemcen et d’Oudjda et qui jetterait les uns et les autres dans les poubelles les plus crasseuses de l’histoire.    

 

NB : Une petite illustration. Dans son édition du 28 septembre, et dans le cadre de l'abrutissement du peuple, le torchon Ennahar propageait une sorte de fatwa d'illuminés qui précisait que ce serait non conforme aux principes islamiques d'effectuer la prière avec les maillots des équipes de football du FC Barcelone ou du Réal Madrid (voir photo ci-dessous). Ces journaleux n'ont pas précisé s'il était islamiquement légal d'aller au Pélerinage à la Mecque tout en spoliant le peuple de ses droits et de vivre du produit du passe-droit et de la corruption...

enahar.jpeg

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tipanda 28/09/2011 16:57



Vous avez tout compris. La principale nuisance des larbins est de toujours chercher à faire plus que leur maître. D'ailleurs, au temps où les nobles avaient droit de haute et basse justice sur le
vulgaire, ils laissaient toujours à leurs sbires le soin d'appliquer les sanctions.



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